Identifier et dissoudre la menace corporelle cachée derrière toute souffrance.
Toute souffrance est soit une douleur physique réelle, soit la menace anticipée de douleur physique, même lorsqu'aucune douleur n'est présente au moment du ressenti. La souffrance morale n'est jamais abstraite : elle est la traduction psychique d'une vulnérabilité corporelle perçue.
Toute souffrance disparaît lorsque la menace corporelle est supprimée ou reconnue comme inexistante.
Le thérapeute offre un espace sécurisé. « Que ressens-tu exactement ? », « À quel moment cela apparaît-il ? »
Nommer le problème permet une première séparation entre le soi et le ressenti. « Je souffre de la perte de X », « Je me sens en danger quand je suis seul. »
C'est le cœur de la méthode. La question centrale : « Quel risque de douleur physique se cache derrière ta souffrance ? » On explore les vulnérabilités perçues : absence de protection en cas de maladie, peur de tomber sans aide, etc.
Si la menace est réelle : on élabore un plan concret pour réduire le risque. Si la menace est inexistante : on démontre rationnellement que la souffrance n'a plus de fondement.
Cognitive : Formuler des phrases internes de sécurité.
Pratique : Réaménager l'environnement.
Relationnelle : Prévoir des interlocuteurs disponibles, créer un réseau de sécurité.
Vérifier que l'absence de menace est intégrée. Imaginer des scénarios autrefois anxiogènes, observer le corps, vérifier qu'aucune menace résiduelle ne subsiste.
Deuil : montrer que les risques corporels restent couverts malgré l'absence.
Anxiété : cartographier les ressources disponibles.
Sevrage : sécuriser l'environnement et encadrer.
Rupture : identifier d'autres sources de protection.
Stress chronique : identifier et corriger la fausse alerte.
Toute intervention vise à réduire ou éliminer la menace perçue. Le thérapeute ne suggère jamais l'existence d'un risque inexistant, ne dramatise pas. L'objectif est que le patient apprenne à reconnaître et dissoudre lui-même ses menaces imaginaires.
« La Thérapie de la Menace Dissoute repose sur un engagement clair : dissoudre la menace perçue, restaurer la sécurité intérieure et respecter pleinement la dignité du patient. »