Souvenirs et projets comme densité causale courbant l'espace des possibles.
Nos souvenirs ont une influence sur nos décisions. Ils permettent des actes qui ont des conséquences relatives à ces souvenirs. Cela structure la réalité. Donc les souvenirs déforment l'espace par les conséquences d'actes qui leur sont relatives, et le temps puisqu'ils sont du passé mais présents au présent et aussi au futur.
Le support et le graphisme ou l'écriture sont des matérialisations de souvenirs, de la mémoire condensée. Comme par sa simple présence la gravité déforme l'espace-temps, un écrit, un dessin, une vidéo par sa simple présence a un effet sur l'espace-temps, celui de le courber.
Mémoire biologique = mémoire distribuée, instable
Écriture / graphisme = condensation de mémoire
La condensation augmente la densité causale
La densité causale augmente la courbure des trajectoires futures
Un livre est à la mémoire ce qu'une étoile est à la matière.
Les projets sont comme les souvenirs sauf que les souvenirs concernent le passé alors que les projets c'est le futur. Les deux sont de l'information active au présent.
Les souvenirs injectent le passé dans le présent.
Les projets injectent le futur dans le présent.
Ensemble, ils courbent l'espace des décisions et, par cascade d'actes, la structure même du réel.
Les conditions favorables et défavorables agissent sur les lois naturelles lorsqu'elles sont respectées. Quand un souvenir ou un écrit contient une information qui tend à respecter les unes ou les autres de ces conditions, alors cela agit sur les lois naturelles.
Les souvenirs et supports n'agissent pas sur les lois naturelles elles-mêmes, mais sur le respect des conditions dans lesquelles ces lois produisent soit la formation harmonieuse, soit la souffrance.
Une mémoire alignée avec le Bien stabilise les trajectoires harmonieuses.
Une mémoire saturée de souffrance amplifie les déformations destructrices.
Les supports ne sont jamais neutres — ils sont soit champ favorable, soit champ de souffrance condensée.
« La mémoire — biologique ou matérialisée — agit comme une densité causale persistante, capable de courber l'espace des possibles et donc, indirectement, l'espace-temps physique par les conséquences des actes qu'elle induit. »